Manger bio ? - « Manger peut-il nuire à votre santé ? »

« Manger peut-il nuire à votre santé ? »

  • Posté le 11 Mai 2012
  • Catégorie(s) : Le coin bio - Manger bio ?

C’est le titre d’un documentaire passé sur France 3 en 2011 et dont nous avons souhaité partager avec vous une synthèse des idées clé. Après la prise de conscience, l’action : favorisons une agriculture biologique, saine et respectueuse de l’homme, des animaux et des plantes !


La journaliste en charge de l’enquête, s’est prêtée au jeu de la prise
de sang, pour savoir ce qui circulait vraiment dans son corps … Elle
n’a pas été déçue : résidus de pesticides, engrais, hormones végétales, PCB, dioxines… Ce sont une quarantaine de substances chimiques qui ont été observées dans son sang !
Les experts ne sont pas surpris : il semblerait que la plupart des
français abritent quotidiennement nombre de ces molécules, issues
directement de leur alimentation !

Triste record pour la France


En France, 76 000 tonnes de pesticides sont épandus chaque année. Nous représentons les plus gros consommateurs d’Europe ! La pomme, ce fruit que l’on nous conseille de manger régulièrement pour conserver la santé, reçoit plus de 26 traitements de pesticides avant que nous la croquions … Ces produits phytosanitaires servent à augmenter les rendements (contre les maladies, les insectes…) de 40 à 50 %.
Leur recours est soit-disant justifié par la forte demande et la nécessité de produire rapidement de grosses quantités.
Pourtant, on peut parfaitement nourrir la planète sans pesticides. Le
Bio à grande échelle, c’est possible. C’est ce qu’affirmait le Docteur
David Servan-Schreiber dans son intervention, en citant une étude de la « Food Organization », une agence des agences de l'ONU.

Les enfants, petits êtres vulnérables, sont les premiers touchés

Sitôt dans le ventre de leur maman, les fœtus reçoivent déjà des
pollutions issues des résidus alimentaires ingérés. La moitié des
femmes enceintes ont en effet des traces d’herbicides interdits, dans leurs
urines.
Ensuite, des études montrent que les enfants nourris à base de
produits non-biologiques ont un fort taux de pesticides dans leurs
urines. Lorsqu’on se met à les nourrir avec au moins 70% de produits
bio, il n’y a quasiment plus aucune trace de ces contaminants !
Cancérigènes avérés ou potentiellement cancérigènes, les
Pesticides, perturbateurs endocriniens et autres substances de synthèse malmènent les organismes.

Vigilance sur les produits de base

Une partie de l’enquête se déroule chez un boulanger et on découvre
avec étonnement qu’en voulant se faire du bien, on se fait encore pus
de mal ! Le pain est omniprésent dans l’alimentation traditionnelle
française. On a beaucoup vanté, à raison, les bienfaits des pains
complets, à base de grains et de céréales. Mais il faut absolument
qu’ils soient Bio au risque de voir s’inverser le rapport
bénéfices/risques ! En effet, la plupart des « pains santé » mis en
avant dans les boulangeries classiques, sont en fait réalisés à partir
de kits tout prêts. Ces kits sont composés de farines et céréales issus
de l’agriculture conventionnelle, dont l’enveloppe des grains est
bourrée de 200 substances chimiques (c’est le principe du pain «complet » : on ne retire pas complètement l’enveloppe de la graine qui
riche en fibre et nutriments).

Côté viande, il semblerait plus sain de privilégier des bêtes élevées
selon la filière Bleu-Blanc-Cœur qui base leur alimentation sur la
graine de lin, une céréale très riche en acides gras omega-3. Ces fameux omega-3 sont indispensables à une bonne santé. Il a même été prouvé à travers une étude, que lorsque l’on consomme directement cette poudre de lin (dans un pain aux graines de lin), on observe une baisse de 8% du
cholestérol, ainsi que du LDL (le « mauvais » choléstérol) et des
triglycérides ! Au bout d’un mois de ce régime (4 tartines de
pain/jour), les individus testés obtenaient des résultats probants,
aussi bons que certains médicaments hypocholestérolémiants.
Autres bonnes sources de ces précieux omega-3 : les huiles végétales et marines.
Ainsi, l’huile de Colza est excellente pour la santé avec un fort taux
d’omega-3, mais aussi de la vitamine E antioxydante.
La consommation de petits poissons sauvages ou de leur huile, tels que
les sardines, maquereaux, anchois … permet de bénéficier de 2 types
d’omega 3 rares : l’EPA et la DHA (excellente pour le cerveau). Le reportage sur le saumon montre que les plus gros poissons gras sont à éviter du fait de leur teneur en mercure et PCB. On ne préconise pas plus d'une portion par mois pendant la grossesse !
Les femmes qui consomment beaucoup de ces poissons ou d’huiles de ces poissons pendant leur grossesse, ont des enfants en meilleure santé, qui sont moins sujets à l’asthme, au diabète, et enregistrent plus
tard un meilleur QI !

Les conclusions de ces enquêtes sont effrayantes : On observe une
omniprésence de la chimie dans nos assiettes et l’effet cocktail de
tous ces produits de synthèse semble participer à la montée en
puissance des maladies dites « de civilisation » (allergies, obésité,
cancers, Alzaimer, Parkinson …).
Bref, une fois de plus : vive la Bio !

Des réactions ? N’hésitez pas à laisser un message à la suite de cet
article. Et à faire suivre à votre entourage, c'est un geste citoyen !



0 commentaire
  • *Champs obligatoires