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B.A BA de l'éveil au goût

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« De tout inconnu, le sage se méfie »

Comment réussir la diversification alimentaire ?

1. Nos ruses sont-elles utiles ?

Cela dépend, sommes-nous tentés de vous répondre.

Face à un enfant qui regarde votre exquise purée d'artichauts à la coriandre comme s'il s'agissait d'une purée de limaces, nous tendons naturellement à devenir :

- Le Very Bad Cop : aussi appelée « la méthode forte », elle consiste à conduire une stratégie autoritaire (forcer, menacer, punir) ou de récompense / chantage (si tu manges tes choux de Bruxelles, tu auras le droit à une glace). Si elle est tentante, notamment au 4e refus, elle semble vaine au regard des différentes études, puisqu'elles renforceraient l'aversion pour les aliments spontanément refusés et l'attraction pour les aliments « interdits » comme le sucre.

- Le Machiavel de la Chaise Haute : aussi connue sous le nom de « Flower Power », elle fait la part belle à vos talents de subtils négociateurs. Il s'agit de créer un moment ludique et complice au moment des repas pour éveiller la curiosité de votre enfant. On ne va pas vous mentir : si elle ne marche pas à tous les coups, elle a pour mérite d'instaurer un rapport sain entre votre enfant et la nourriture. Capital pour la suite !

Peur de mal faire, de louper le coche, de ne pas respecter les sacro-saintes recommandations... Stop !
S'il est important de connaitre les grandes lignes et d'être attentifs à la qualité des produits que vous donnez à votre enfant, manger reste un plaisir... qui nous construit en tant qu'être social !

2. La répétition, clé dans l'apprentissage du goût

On l'ignore souvent (ou peut-être a-t-on envie de l'ignorer après une première fois catastrophique) mais il faut présenter en moyenne 8 fois un aliment à votre enfant avant que celui-ci ne l'accepte.

Parfois un véritable marathon qui portera toutefois ses fruits... lorsque votre enfant vous réclamera des légumes à cor et à cri !


Source : Nathalie Rigal, La naissance du goût, 2000, Editions Agnès Viénot

3. Quelques petits conseils

Quelques petits conseils pour transformer le repas avec des légumes en un pur moment de plaisir ! *

Voici quelques conseils glanés lors de la conférence menée par l'HabEat, commission européenne pluridisciplinaire qui s'est penché sur les habitudes alimentaires de nos enfants de 0 à 6 ans.

Privilégiez l'allaitement si cela vous est possible : loin de nous l'idée de prendre parti, d'autant qu'on pourra toujours vous trouver des contre-exemples, mais l'allaitement faciliterait l'acceptation des fruits et légumes par votre enfant. Notamment si vous avez fait des descentes régulières chez le primeur 3 mois avant votre accouchement.

Préférez la répétition à la dissimulation : nul besoin de cacher la saveur de Madame Courgette sous des kilos de pommes de terres. La répétition s'avère plus utile que le camouflage, notamment à long terme !

Miser sur la qualité... et la variété. Non content de choisir nos légumes bio ou des petits plats contrôlés par les marques d'alimentation infantile, on n'hésite pas à habituer nos enfants à une palette de saveurs plus larges. Car l'appétit vient en mangeant, comme le précise la croyance populaire.



Créez une atmosphère propice à la découverte à table.
- Vous êtes le premier modèle de votre enfant. Et sans doute le plus important. Essayez de prendre une bouchée de ce que vous lui donnez à manger, choux-de-bruxelles-qui-vous-donnent-envie-de-vomir compris. Et à sourire - comme Miss France, s'il le faut - en même temps : nos enfants nous observent en permanence, et ils auront tôt fait de comprendre que vous leur imposez un aliment que vous ne mangeriez pas vous-même !

- A contrario, il s'agit de respecter leurs aversions. Si vous sentez votre enfant fortement incommodé par un légume amer ou trop fort, ne les forcez pas inutilement, ce qui s'avèrerait contre-productif dans l'apprentissage du goût.

- Soyez attentif à leur envies et besoins : parfois, nos enfants n'ont, comme nous, tout simplement pas faim. Leur imposer le nettoyage intégral de son assiette devient alors le meilleur moyen pour le fâcher avec la nourriture !

- Préférez des en-cas à base de fruits et légumes. Allez-y très doucement sur les snacks caloriques, dépourvus d'intérêt nutritionnels et pourvoyeurs de mauvaises habitudes à long terme.

- Encouragez un contact fréquent entre votre enfant et les légumes : jouez sur les textures, demandez lui de l'aide en cuisine, coupez les légumes selon des formes rigolotes, toutes les idées créatives sont les bienvenues !

*Source : Etude Habeat, « Children's food habits »





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