On vous dit tout sur la néophobie alimentaire ! (la néo quoi ?... pas de panique vous allez tout comprendre)

Vous avez encore en mémoire, sa petite tête dépitée au moment où vous lui avez fait goûter des panais pour la première fois, son « non ! » catégorique face à votre super plat de cabillaud et le fameux « J’aime pas » balancé à tire larigot, parfois même avant de savoir ce qu’il y a dans l’assiette ? Et bien, vous êtes en plein dedans : la néophobie alimentaire, c’est ça ! C’est le fait de flipper avant même d’ouvrir la bouche, autrement dit d’avoir peur des nouveaux goûts.

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Ça commence quand ?


Si ça peut vous rassurer, les ¾ des enfants de 2 à 6 ans traversent une période de néophobie alimentaire. Pour certains, elle arrivera en même temps que la fameuse période du « Non » et pour d’autres, elle surviendra un peu plus tard. Dans tous les cas, on considère la néophobie alimentaire comme une phase normale du développement (et vous êtes vous aussi certainement passé par là !). En fait, ce moment un peu particulier où le repas devient souvent compliqué est une sorte d’appréhension voire de protection vis à vis de l’inconnu. Face à cette aubergine qu’il rencontre pour la première fois et qu’il regarde de travers, votre enfant est peut-être tout simplement inquiet, dérouté et donc réticent. Rassurez-vous, même si cette période particulière vous paraitra interminable, ça ne durera qu’un temps !


Comment ça se manifeste ?


Il y a des signes qui ne trompent pas et ils surgissent généralement avant la dégustation à proprement parlé : votre petit bout passe son temps à trier, bien souvent au ralenti, tous les aliments de son assiette, il inspecte chaque plat méticuleusement comme s’il était médecin légiste (avec généralement la moue qui va avec), il grimace à peine le plat posé sur la table, il mâche de manière interminable des aliments en mode hamster, il patouille en permanence (il remue, retourne, écrabouille, étale tout ce qui passe), il renifle les aliments avec un air suspect, il repousse l’assiette, il tourne la tête, il refuse d’ouvrir la bouche… Toutes ces réactions qui paraissent parfois disproportionnées ou passent pour des caprices sont bien souvent la manifestation de peurs irrationnelles... et donc de néophobie alimentaire ! Alors on souffle un bon coup et on met toutes les chances de son côté pour aider ce petit aventurier du goût à devenir un épicurien !


Les 10 commandements de l’éveil du goût (Yes, we can !)




I/ Pendant ma grossesse, diversifié je mangerai.
La bibliothèque de goûts commence in utero … Plus votre bébé est exposé à des goûts différents, plus il pourra se familiariser avec eux ensuite.

II/ Sa curiosité, j’aiguiserai.
Profitez de la période qui va de 1 à 3 ans (autrement dit, avant le drame) pour lui faire découvrir un maximum d’aliments nouveaux, ainsi, il y a moins de nouveautés ensuite. Pous vous y aider, Good Goût a développé avec un chef étoilé de nombreuses recettes de plats bébé avec le vrai goût des légumes pour travailler leur palais dès le plus jeune âge.

III/ De patience, je m’armerai.
N’hésitez pas à reproposer encore et encore un nouvel aliment à votre petit bout… Il faut qu’ils apprennent à se connaître.

IV/ La même présentation je garderai.
Les enfants ont besoin de repères… le dressage à la Cyril Lignac, ce sera donc pour plus tard. Faites simple et lisible. Par contre, varier les textures quand ils sont plus grands, ça oui !

V/ La voix, jamais je n’hausserai. (zeeeeeeeeeen !)
 
VI/ De la variété, je lui proposerai.
N’anticipez pas sa réaction et variez les plaisirs. On n'hésite pas à aller vers des terrains moins connus et à proposer des légumes comme le chou kale ou l'artichaut.

VII/ L’exemple, je donnerai.
Rassurez-le en lui montrant que vous aussi vous mangez des topinambours et qu’en plus vous adorez ça ! Et profitez-en pour lui expliquer comment ça pousse et lui montrer à quoi ça ressemble au marché.

VIII/ Les enfants, j’impliquerai.
Imaginez des activités qui tournent autour du repas. En jouant avec la nourriture (si si, on vous y autorise !) ça peut parfois aider à gommer les peurs ! De même, les faire participer à l'épluchage des carottes, ou leur demander de saupoudrer le fromage sur le gratin, ça les implique donc ça éveille leur intérêt (première étape avant d'éveiller les papilles!)

IX/ Les bons mots, j’emploierai.
Mettez des mots sur les aliments histoire d’annoncer la couleur et d’instaurer un climat de confiance ! "Aujourd’hui, c’est frite de patate, mais de couleur orange pour mettre de la couleur dans ton assiette "

X/ La bonne attitude, j’encouragerai.
Des félicitations, ça ne mange pas de pain !


Cadeau bonus / Des portions raisonnables, je lui proposerai. Proposez-lui petits bouts par petits bouts pour ne pas le décourager avant même d’avoir ouvert la bouche !


Votre enfant va adorer

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